L’architecture de l’église St Etienne 

Eglise_extérieur 2L’ensemble est construit autour d’un clocher à base carrée, haut de 30 m et surmonté d’un toit en bâtière. Il est flanqué de contreforts élevés et d’une tourelle circulaire renfermant un escalier à vis en pierre, permettant l’accès au premier étage de la tour, au-dessus des voûtes de la nef collatérale.

La partie intérieure se compose de deux nefs d’inégales dimensions et d’époques différentes. La partie la plus ancienne et la plus intéressante datant du XIIIe siècle, est le chœur constitué de deux travées voûtées sur croisées d’ogives, retombant aux quatre angles sur de minces colonnettes surmontées de chapiteaux à crochets. L’arc doubleau intermédiaire repose sur des culots en forme de corbeilles et supportés par des têtes humaines. Celle du côté nord est particulièrement remarquable par la finesse des détails : c’est une tête d’homme fort bien conservée. Lui fait face une tête de femme au visage mutilé. Le chevet plat du sanctuaire est percé de trois fenêtres en ogive.

 

Cloche égliseLa nef voûtée d’une charpente aux entraits et poinçons apparents, est difficile à dater d’autant plus que ce ne doit pas être celle d’origine La restauration a mis en valeur cette partie qui était auparavant cachée sous un enduit. On a pu retrouver d’anciennes fenêtres élevées et des portes permettant de communiquer avec le presbytère.

La nef collatérale plus petite que le reste de l’église est constituée de quatre travées voûtées d’ogives. Elle ne doit guère remonter au-delà des dernières décennies du XVe siècle, époque où la population s’est accrue après les crises du XIVe et XVe siècle.

La première travée est le sanctuaire de la Vierge, dont les arcs retombent sur des culots. Elle ouvre largement sur le chœur de l’église par un arc surbaissé chanfreiné. La travée suivante, est placée sous la tour du clocher ce qui explique la présence des quatre forts piliers carrés ornés de simples tailloirs chanfreinés. Pas de clé de voûte mais un orifice circulaire pour permettre de monter ou descendre les cloches.

Les deux autres travées de cette nef présentent des caractères du XVe siècle. Les voûtes en moellons soutenues par des nervures prismatiques retombent sur des consoles à figurines très diverses. De larges arcades ouvrent sur la grande nef. Deux grandes baies de même style éclairent ces travées, et une troisième plus petite est divisée en baies géminées par des meneaux plein cintre.

Eglise avec arc-en-cielIl ne peut pas échapper au regard des visiteurs, ce gros contrefort venant buter un pilier situé entre la petite et la grande nef. L’arc doubleau entre les deux dernières travées de la petite nef s’appuie contre un pilier qui n’est pas buté par un arc dans la grande nef. Sous le poids de la voûte, cet arc brisé à l’origine, s’est affaissé en plein cintre et le pilier a perdu sa verticalité. Un affaissement total était à craindre obligea les auteurs de ce chef d’œuvre d’élever un contrefort qui fait dans la grande nef l’admiration universelle, comme l’écrivait en 1867, l’abbé Brûlé, curé de Donnery.

Il est impensable d’imaginer que ce « chef d’œuvre » soit une erreur de construction. La seule explication possible est une grave destruction de la nef principale. On sait par un contemporain que durant les guerres de la Ligue (vers 1596), les gens de guerre firent bruler la dite église avec la chambre ou il alloit à l’escolle. Le presbytère attenant à l’église subit le même sort. L’église resta probablement dans cet état durant plusieurs années. Ce fut suffisant pour entraîner l’affaissement de la voûte de la petite nef. Pour éviter l’effondrement, on s’est contenté de solidifier le pilier. Faute de moyens financiers, les choses en sont restées là.

 

Les vitraux et le mobilier

eglise-vitrail

Les trois vitraux du chevet sont modernes car ils ont remplacé d’anciens détruits lors de la destruction du pont sur le canal en 1940. Celui de Ste-Solange mieux protégé a été épargné. Les deux autres (St-Éric et St-Louis) ont été en partie récupérés.

 

 

 

 

Eglise statueUn tableau présente quelque intérêt. Il s’agit d’une « Madone à l’enfant », autrefois placée dans un beau cadre doré. La mère au visage doux et souriant touche à peine l’enfant qui se tient debout. C’est une position peu fréquente dans l’importante série de cette représentation où le plus souvent l’enfant est assis sur sa mère.

Avant de quitter l’église, on peut jeter un regard sur un coffre ancien dans la chapelle de la Vierge. Sa façade est composée de quatre panneaux chargés de fleurs de lys alternant avec des panneaux plus sobres à fleurs stylisées.

 

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