Les Croix de carrefour

La croix, symbole éminemment religieux, était couramment utilisée comme objet de piété.

Lors des processions (Rogations ou autres), ces croix pouvaient servir de reposoirs pour le clergé et les fidèles. Mais elles pouvaient aussi avoir d’autres fonctions. Comme les bornes plantées dans les champs, elles marquaient des limites. Le plus souvent, elles étaient placées à des carrefours de chemins.

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A Donnery, on en dénombre douze connues dont cinq ont totalement disparu.

Les croix existantes :

  • La croix de l’Evangile (fer forgé) matérialise la limite entre Donnery et Fay, sur la route de Fay à St-Denis de l’Hôtel. Elle tire son nom du lieu-dit voisin : »l’Evangile », situé à Fay.
  • La croix de Gourdet (fer forgé) à la même fonction que la précédente, sur la route de Montréal à Fay.
  • La croix de la Jacquerie (en bois) située au carrefour du chemin de rue Blanche (ancienne route de Donnery à Orléans), a été conservée et insérée dans au pignon d’un bâtiment.
  • La croix Percy (fer forgé) est située au carrefour du chemin de rue Blanche et de celui de Pont-aux-Moines. Cette croix tire son nom, soit du propriétaire du terrain où elle fut plantée soit du donateur : François Percy, notaire à Donnery à la fin du XVIIe siècle. L’orthographe « Persil » est parfaitement ridicule.
  • La croix Manceau (pierre) située au carrefour de la route de Fay et de celle de Traînou. Une croix déjà signalée au milieu du XVIe siècle devait tirer son nom d’e celui d’une famille de Donnery : « Le Manceau ». L’actuelle croix a été plantée en 1870 en remplacement de la précédente.
  • La croix du Murger (fer forgé) aux « Quatre Marronniers » est située au carrefour de l’ancien chemin conduisant à Vennecy et celui allant à Boigny. Elle fut plantée en 1851 mais nul doute qu’elle avait remplacé une déjà existante à la fin de l’Ancien Régime et peut-être détruite durant la Révolution.
  • Le calvaire de Montréal (peut-être croix Vié ?) pourrait être une « montjoie » sur chemin de pèlerinage, comme le laisse supposer son voisin de Fay-aux-Loges, situé sur la même route.
  • La croix de Bas-les-Armes se distingue des précédentes, car elle n’est pas située à un carrefour d’anciens chemins et ne marque aucune limite. Elle n’avait qu’un objectif d’édification religieuse quand elle fut plantée solennellement en 1888, à l’initiative de la famille de Carbonnel, propriétaire de Bas-les-Armes, royaliste et catholique militante.

Les croix connues mais disparues

  • Les deux croix de Saint-Vrain. Elles tiraient leur nom du chemin de Saint-Vrain, ancien chemin de pèlerinage conduisant aux reliques du saint à Jargeau. La construction du canal a interrompu ce chemin qui a même fini par disparaître en partie. Ces deux croix marquaient les limites entre Donnery et Mardié dans les bois de la Motte-Melleraye.
  • La croix de la Justice. De cette croix ne subsiste que le nom du lieu-dit proche de Bel-Air et Tonnely. Au début du XVIIIe siècle, on l’appelait aussi la « croix de la justice d’Allonne » car elle marquait la limite entre le territoire soumis à cette justice, et celui soumis à celle de Fay ; que le chemin allant de cette croix à la garenne de la Queue faisait la séparation entre ces deux paroisses.
  • La croix de Boisgault. Elle était plantée au carrefour du chemin de Boisgault et de celui de Rue blanche. Elle figurait encore sur le plan cadastral de 1834.
  • Le clos de la Croix. Ce clos situé le long de la route de St-Denis de l’Hôtel, entre Montréal et le Carrouge, laisse supposer la présence d’une croix.

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