Dans le bourg

–  La maison dite de l’Auditoire – 2, impasse de la Marine

Elle porte ce nom en raison de son affectation durant l’Ancien Régime, où se tenaient les audiences de la justice seigneuriale de Donnery. Elle porte sur sa façade le blason en pierre des Foyal, seigneurs d’Allonne : de [gueules] à quatre chevrons [d’argent].

Au Moyen-Age, c’était la chapelle St-Hilaire, d’un cimetière situé au sud de l’église, aujourd’hui disparu et ayant succédé à un cimetière mérovingien ayant sonné des sarcophages en pierre à l’occasion des travaux. Présence encore visible de la porte d’entrée plein-cintre de cette chapelle (non visible de l’extérieur depuis que cette maison jointe à sa voisine, a été rendue habitable au XIXe siècle).

– l’ancienne mairie (actuel bureau de poste) -1, av. Ponson du Terrail

Construite en 1852 en même temps que l’école communale voisine (aujourd’hui démolie et reconstruite dans la même cour en 1910).

– l’auberge du Lion d’Argent (aujourd’hui La Girolle d’Or) – 8, av. Ponson du Terrail

Cette maison comme celles voisines depuis le carrefour, ont été construites vers 1800, par le négociant en vins parisien, Etienne Lafond. Façade refaite en 1960 où l’auberge a changé de nom.

– La maison dite de l’Orme – 13, av. Ponson du Terrail 

Située dans le clos des Bourguignons (en raison du nom des propriétaires au XVIIIe siècle), cette maison de vignes fut reconstruite entre 1760 et 1770, par le négociant en vins parisien, Baron. Présence d’’un étage avec toiture à la Mansard. De hauts murs et un portail subsistent encore. Toute la rue était bordée de murs enfermant les autres propriétés des marchands de vins.

– La maison dite du Colombier ou Château Lafond (ancienne école) – 26, av. Ponson du Terrail

Autre maison de vignes tirant son nom d’un pigeonnier aujourd’hui disparue. Autre maison reconstruite par le négociant Lafond au centre de son domaine. Après la vente par les Lafond, cette maison fut louée pour y installer l’école communale des filles (1853) et depuis achetée par la commune (1884).

– La maison dite Les Tilleuls – 28, av Ponson du Terrail 

Après la vente Lafond, les Boulay, négociants en vins parisiens y avaient magasins et caves. En 1878, ils construisirent ce pavillon pour y séjourner et y loger leur régisseur. Elle fut habitée entre 1918 et 1922, par le sinistre individu Dervaux, qui de retour à Paris, assassina sauvagement son épouse. Les magasins pour le commerce des vins ont été démolis en 1900.

– La maison dite les Charmettes – 40, avenue Ponson du Terrail 

Cette maison aussi située dans le clos du Colombier a été construite en 1781, par un négociant en vins orléanais. Acquise en 1798 par Antoine Charmet, cousin de Lafond et négociant en vins, elle a été reconstruite en partie. Elle fut vendue e 1840 au chocolatier orléanais Saintoin. En 1861, c’est le romancier Ponson du Terrail qui en fit l’acquisition (première mention du nom Charmettes à cette occasion). Celui-ci la posséda jusqu’à sa mort en 1871. Il fit rapidement bâtir dans la cour, un chalet en bordure du chemin de halage. Il y trouvait le calme pour y travailler, durant l’automne où il se rendait à Donnery pour y chasser.

–  Anciennes maisons et magasins de vins – quai du Canal

Depuis le pont sur le canal jusqu’à la pointe formée par la route de Fay et le canal au niveau des Charmettes, deux ensembles de constructions étaient affectées au commerce du vin, à partir de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Appelons les : « Etablissements Lafond » entre le pont et l’actuel lotissement dit du « Colombier » et « Etablissements Charmet » de là jusqu’aux Charmettes. Que subsiste-t-il ?

– Avenue Ponson du Terrail : maisons du 2 au 8.

– Avenue d’Orléans : Magasins depuis transformés (boulangerie et salon de coiffure). Les bâtiments situés dans la cour ont tous été démolis.

– Quai du canal : Maisons d’habitations élevées sur caves à vins, et un magasin depuis transformé en habitations.

– 36, avenue Ponson du Terrail : Le seul subsistant des cinq magasins et caves à vins, situés entre le canal et la route de Fay. Alors que tous les autres ont été démolis, celui-ci a été transformé en maison d’habitation.

 

Rue de Montréal

–  L’ancienne maison seigneuriale de Montréal – 10, rue de Montréal

Cette maison a été construite à l’emplacement d’une maison très ancienne dont on a conservé une belle cave voûtée située au milieu de la cour. Elle servait à y mettre le vin récolté dans le clos de Montréal.

–  La maison dite du Cygne – 11, rue de Montréal 

Ancienne maison bourgeoise de vignes portant encore sur sa façade une pierre sculptée représentant un cygne enlaçant une croix. Il faut y lire un calembour « Le cygne [signe] de la croix ». Plusieurs villages voisins possèdent la même enseigne.

Rue de Boisgault

– la maison « les Teunières » – 1, rue de Boisgault

Les écarts de Donnery conservent des maisons anciennes mais la quasi-totalité d’entre elles ont connu des transformations ou reconstruction au cours des XIXe et XXe siècles. Ce n’est pas le cas pour l’une d’elle appelée « les Teunières ».

C’était au XVIIIe siècle, une maison bourgeoise de vignes avec son clos fermée de haies. De son entrée par un portail, il ne subsiste que les deux piliers de maçonnerie qui ont donné le nom populaire de « Pilasses » à cette maison. Allées et charmilles agrémentaient ce lieu comprenant deux corps de bâtiments. D’un côté, la grange possédait un pressoir à roue. De l’autre, la maison d’habitation possédait une pièce à feu pour le propriétaire qui y séjournait durant les vendanges ; une seconde ayant four à cuire pain, pour loger à l’année le vigneron salarié ; cave ou cellier à côté. Enfin ajoutons la présence d’une écurie et étable.

En dehors de quelques petits aménagements effectués au milieu du XIXe siècle (transformations de certaines ouvertures), les constructions datant au moins du XVIIe siècle sont restées dans leur état.

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